logo rechauffementg   Groupe d’information  

  Dossier sur le changement climatique 

 

Commentaires sur les livres de :

Claude Allègre (2010). L’Imposture Climatique ou la fausse écologie, Plon.

Jacques Attali (2010) Tous ruinés dans dix ans ? Fayard.

Christian de Duve (2010) Génétique du péché originel, Odile Jacob.

Notes de lecture

Claude Allègre (2010) L’Imposture Climatique ou la fausse écologie, Plon.

Citations

    Claude Allègre est à ajouter aux personnalités ayant pris position contre l’éolien. (Page 272) : Il faut, pour commencer, déblayer et écarter les idées fausses, donc en finir tout de suite avec l’éolien. Je suis d’accord avec Valéry Giscard d’Estaing. L’éolien, c’est laid, cela coûte cher, ce n’est pas fiable. Le Grenelle a favorise l’éolien à l’aide de subventions, dont une partie non négligeable va directement … en Chine, grand producteur et exportateur d’éoliennes.
-------------------------------------------
Page 140 : « Vous avez le devoir de réduire au silence ceux qui s’opposent aux avis du GIEC ». (Citation de Al Gore lors d’une conférence à l’American Geophysical Union à San Francisco en 2008.)

Page 141-142 : Ce qui s’est passé avec cette affaire de global warming, c’est que le groupe du GIEC et ses affidés ont progressivement investi toutes les revues, et ils ont cadenassé le système. Mais aujourd’hui heureusement, le système mafieux qu’on suspectait a été dévoilé. … Mais, pour le verrouillage, les mafias ne se sont pas contentées de contrôler journaux et revues …

Page 143 : … Les tenants du global warming ont, petit à petit, pris en main les directeurs scientifiques des agences de recherche, lesquelles ont coupé les crédits à tous les hétérodoxes en choisissant systématiquement comme référents les tenants des thèses du GIEC. … J’affirme que cette mainmise d’une partie de la communauté scientifique sur un domaine clé et bien précis est historiquement sans précédent.

Page 145 : Évidemment, je gêne la mafia car j’ai accès à l’édition et aux médias. … on a découvert tellement de choses – on ne sait pas si elles sont exactes ou pas -, qui sont nauséabondes ! Oui, j’ai véritablement la sensation de lutter contre un système totalitaire.

Page 146 : Il va y avoir, c’est clair, des dégâts dans la communauté scientifique : disons que les anciens ayatollahs devront prendre leur retraite. Les revues devront modifier leur mode de fonctionnement, et notamment Nature et Science. … Je crois que le temps de la « Mafia climatique » est terminé.

Page 216 : Le premier [élément décisif], c’est le mélange, depuis le début, entre science et politique. … Cette confusion, ce mélange des genres font sauter, petit à petit, tous les verrous de contrôle de la communauté scientifique, et permettent à un « clan » d’agir à sa guise, s’appropriant les moyens de recherche comme le soutien des bailleurs de fonds étatiques.

Page 233 : Le global warming planétaire est aussi le produit de la technostructure onusienne et, nous le verrons, on n’aurait pas atteint de pareilles extrémités s’il n’y avait pas eu derrière de gigantesques intérêts financiers, d’ailleurs plus ou moins liés à l’ONU.

Page 236 : … dans les faits, le contrôle du GIEC reste anglo-américain. Avec le trio Hadley Center – Nasa – NOAA.

Page 238 : Il y a surtout l’argent officiellement baptisé « Business of climate change » et assumé comme tel. … les champions du « fric climatique », ce sont, comme par hasard, Al Gore et Maurice Strong.

Page 253 : Dès lors va croître et embellir une politique de propagande où le mensonge est considéré comme « normal », pourvu qu’il serve la « bonne cause ». Vieille histoire : La fin justifierait les moyens.

Page 254 : On ne réfléchit plus, on voit. On ne discute plus, on croit. J’ai été accusé de ne pas croire. Comme me l’a bien dit un collègue : « Tu n’as pas été critiqué, tu as été excommunié ». … La simple idée d’une vérité scientifique établie par une commission de l’ONU, c’est un crime contre l’intelligence. Non seulement, il faut mettre fin au GIEC, mais il faut interdire à tout jamais que pareil processus se reproduire … La règle du consensus devra être à tout jamais bannie.

Page 256 : Lorsqu’on regarde les taux de croissance prévus pour 2010, on voit où se situe la clairvoyance : Chine +9% ; Inde +7% ; Brésil + 5% ; États-Unis +3%, Europe entre 0 et 1% ou négatif. La décroissance, chère aux Verts, nous y sommes.

Page 257 ; Dans le système de distribution mondialisé et chaotique des informations dans lequel nous sommes plongés, il est maintenant établi que quelques individus, agissant de façon discrète et coordonnée, ont les moyens de manipuler l’opinion, ou en tout cas de l’orienter.

Page 258. Le GIEC est l’instrument de  propagande. Un instrument politique sous une apparence pseudo scientifique qui a assuré la continuité de l’entreprise. L’autre héros, c’est Al Gore. Á l’origine, il rêvait de devenir président des États-Unis, et le voila qui découvre le business écologique, un business lucratif et souterrain qui, finalement, va lui donner une position extraordinaire. Par ce biais là, n’a-t-il pas retrouvé son ambition initiale de devenir le maître du monde ?

Le GIEC (IPCC) dans le monde anglo-saxon

    Claude Allègre n'est pas seul à douter du GIEC. Dans le monde anglo-saxon, les idées de C. Allègre sont partagées par  des scientifiques et par la partie éclairée de la population (peut-être une majorité). La raison tient aux médias, bien plus libres dans les régions anglophones qu'en Europe. Les médias francophones ont répandu une désinformation continue depuis plus d'une dizaine d'année. 

       Claude Allègre n'a pas peur de parler de régime totalitaire et de méthodes de la mafia. Deux chapitres révélateurs expliquent comment l'imposture s'est progressivement établie. En 1988, le monde des militants est bouleversé par la chute de l'idéal communiste et cherche à quoi se raccrocher. C'est à ce moment que la cause de la planète se présente. Les partis écologiques font leur publicité sans lâcher ce qui les avait lancés, l'antinucléaire, et sans calculer que le renouvelable est très limité.

      Le ministre Allègre insiste sur le rôle d'un petit nombre de gens guidés par un idéal. Ces hommes sont des croyants convaincus (évangélique pour Al Gore, New Age pour Maurice Strong). Ils sont ainsi persuadés que seuls leurs plans grandioses peuvent sauver la planète. Les personnalités d'Al Gore et de Maurice Strong sont décrites par Allégre et des interviews en anglais de ces acteurs sont disponibles sur Internet. John Houghton et Tony Blair participent à ce mysticisme. Ils sont alliés à un petit groupe de gens très riches (dont les héritiers Rockefeller) qui ont mis le capital de leurs fondations à la disposition de la cause (Engdahl, 2001).

    Les gigantesques intérêts financiers qui ont permis le financement de la campagne d'alarmisme sont expliqués avec le marché de Cap and Trade des permis de polluer.

Attali : la France est entrée dans le délire éolien

    Jacques Attali est à ajouter aux personnalités ayant pris position contre l’éolien. Voici un de ses articles intitulé : Et si l'éolien n'était que du vent ?... (le 8 décembre 2009).

       «L’impérieuse nécessité de la  réduction des émissions des gaz à effet de serre   conduit parfois à des politiques absurdes, résultats de la précipitation d’hommes  politiques, (pour qui l’écologie représente d’abord  des voix),  et de l’avidité d’entreprises, (pour qui le « vert » représente surtout des profits). Ainsi du développement des éoliennes, considérées  aujourd’hui comme une source incontournable  d’énergies renouvelables, au même titre que le solaire.

       Sans parler de leur dimension esthétique, ni de leur pollution sonore, que  chacun peut apprécier à sa guise,  leur utilité, dans une politique de croissance durable, est hautement problématique. Ces grandes machines  sont déployées aujourd’hui à très grande vitesse, partout dans le monde, du Texas à la Chine, à l’image de l’Allemagne, qui dispose aujourd’hui du plus grand parc éolien du monde, représentant une puissance de 25.000 MW. D’autres pays ambitionnent des niveaux équivalents : le Royaume Uni  projette d’installer une puissance éolienne de 33.000 MW ; les Pays-Bas parlent de 6.000, seulement en off-shore ; et la France veut atteindre en dix ans la même puissance que l’Allemagne.

       Ces objectifs, en apparence considérables, sont en fait dérisoires : En Allemagne, toutes ces éoliennes, saturant le territoire, représentent à peine 5% de la consommation de l’électricité du pays, contre 25% pour le nucléaire, qui ne disparaîtra pas. En France, où à peine un huitième de cette puissance est installée, il faudrait construire 1400 éoliennes chaque année pour satisfaire la seule augmentation annuelle de la consommation électrique ; et plus de 2.100 pour produire autant qu’une seule centrale nucléaire.

      De plus, c’est une énergie très incertaine, qui ne peut être produite qu’à des moments improbables, quand il y a du vent (et pas n’importe lequel) et donc pas lors d’anticyclone. Au total, une éolienne ne produit annuellement que l’équivalent de 2000 heures de sa puissance maximale. Aussi, l’énergie éolienne ne se développe que si est mise en place une gestion très  fine des prévisions météorologiques, avec des investissements importants, pour intégrer cette multitude de productions locales dans les réseaux. Cela exige d’énormes subventions, (qui, en France, portent le taux de rentabilité sur fonds propre à 22% en moyenne et même à 40% sur les sites les plus venteux) et l’abandon de bien des contrôles.

       Au total, c’est donc une énergie très envahissante, attirant toutes les cupidités. Si l’Allemagne a atteint les limites de ce que son territoire peut supporter, la France est partie dans le même délire : alors que la loi Montagne et la loi Littoral  contrôlent très rigoureusement la construction d’immeubles et d’usines, les autorités régionales développent les éoliennes sans pratiquement aucun contrôle : deux permis de construire ont même été accordés à moins de 20 km du Mont Saint-Michel. Et les éoliennes offshore se développent aussi  sans aucun contrôle de leurs impacts sur le tissu littoral.

      Le moment est venu au moins d’une pause, pour en mesurer toutes les dimensions, avant que le vent n’emporte nos illusions. j@attali.com

Les éoliennes s'ajoutent à la dette des ménages

       L’obligation de payer des CV (Certificats Verts) est équivalent à l’obligation pour un débiteur de payer ses annuités pour rembourser une dette. Pour payer les 0,526 TWh produits par 100 éoliennes de 3 MW, sur 1752 h, soit 526 000  CV à 50€ (différence CV – prix du courant) soit 26 M€/an, cela correspond à une dette de 225 M€. (formule Excel = PV(0,06, 15, 26000000,0,0). Pour 400 éoliennes, y compris en Flandre, ce serait 1 milliard de dette en euros.

      Les éoliennes sont ainsi financées à crédit, les gestionnaires du réseau devant s'engager à contraindre les consommateurs à payer pendant 15 ans tout MWh éolien produit à un prix très supérieur à celui des générateurs traditionnels (centrales thermiques et nucléaires). Pour estimer le poids de la dette publique, le rapport important est le montant de toutes les dettes publiques (visibles et cachées) sur le pouvoir d'épargne des ménages. Le surcoût éolien appliqué aux factures réduit d'autant le pouvoir d'épargne des ménages. Les dettes publiques ont un effet d'autant plus nocif qu'elles n'augmentent pas la productivité future des nouvelles générations du pays. Or les éoliennes terrestres actuelles resteront déficitaires toute leur vie, même prolongée au delà de 15 ans.

        La dette éolienne du Portugal (pour 5 GW d'éolien) a ainsi augmenté de quelques pourcents et Jacques Attali nous prévient de ce qui nous attend avec des dettes publiques trop fortes dans son nouveau livre : Tous ruinés dans dix ans? Dette publique : la dernière chance. Fayard, 2010.

        L'éolien est un bon exemple de ce que les États ne devraient plus faire. Le financement éolien concourt à l'accumulation de bénéfices privés pour les adjudicataires privilégiés de marchés publics (sauf que le manque de contrôle de la distribution de l'argent public est encore pire : le mécanisme des marchés publics a été simplement supprimé pour l'éolien). Puisque l'éolien terrestre est encore loin d'être rentable, il est une dépense inutile avec l'argent des générations futures.

Christian de Duve (2010)

       Dans son livre, Génétique du péché originel: Le poids du passé sur l’avenir de la vie. (2010, Nouvelle édition, Odile Jacob),  Christian de Duve, prix Nobel, critique plusieurs aspects de l’écologie politique, comme le font Allègre et Attali. Il fustige l'environnementalisme mal conçu. Nous soulignons surtout dans cette courte revue, ce qui est expliqué par l’influence indirecte des méthodes d’endoctrinement et de propagande.

Les OGM

     Christian de Duve s’indigne des options écologiques contre les OGM, un domaine dans lequel il est un spécialiste mondial. Voici des remarques tirées du livre où il fustige l’environnementalisme mal conçu:

      (Après le refus du nucléaire), « l’hostilité systématique à l’égard des organismes génétiquement modifiés est une illustration encore plus aiguë d’environnementalisme mal conçu.

      (A propos d’OGM dans des produits alimentaires), « On a montré à la télévision des gens refusant de manger « une nourriture de cochon » aussi répugnante. Devant ce genre d’endoctrinement, en grande partie soutenue par les médias, les défenseurs de l’objectivité rationnelle sont impuissants.

       « L’opposition à la technologie OGM est en partie politique et idéologique, alimentée par l’hostilité contre les effets perçus comme néfastes du capitalisme et de la globalisation. ... « Toutes ces variétés domestiquées et bien d’autres ont été générées empiriquement, au moyen de techniques d’hybridation et de croisement sélectionnées dans le seul but de produire des organismes utiles et profitables aux humains de l’époque, sans égard pour un quelconque inconvénient environnemental. Et voici que pour la première fois, un changement peut être introduit en connaissance de cause et d’une manière responsable dans des conditions soigneusement contrôlées. Et le procédé est catégoriquement rejeté ! »

      « Certains groupements extrémistes vont jusqu’à faire l’amalgame entre les réalisations technologiques et le système capitaliste, qu’ils tiennent pour responsable des conséquences nocives de la globalisation et n’hésitent pas à combattre par n’importe quel moyen, y compris la violence et l’illégalité. Même dans ses formes les plus pacifistes, l’activisme écologique se fonde trop souvent sur des assertions de faible crédibilité scientifique et sur des arguments plus passionnels et plus irrationnels qu’objectifs et rigoureux.

       Ceux qui mènent la lutte contre les OGM sont mal identifiés. Apparemment, il n’y a que des militants désintéressés. Le Pf. de Duve souligne cependant l’influence de l’endoctrinement écologique, digne de spécialistes de la propagande.

L’écologie fondamentaliste

       « Ravivant la doctrine défendue au XVIIIe siècle par Jean-Jacques Rousseau (1712-1778), on représente la nature comme sacrée, intrinsèquement bonne, objet de vénération et interdite de manipulation.

      « Cette sacralisation de la nature est irrationnelle et ne repose sur aucun argument objectif. La nature n’est ni bonne ni mauvaise ; elle est neutre. La sélection naturelle est aveugle …

     «  C’est précisément un des privilèges de l’humanité de pouvoir contrecarrer ce processus aveugle et d’orienter la nature selon sa volonté. Depuis leurs débuts, les humains sont intervenus sur les processus naturels et les ont exploités à leur propre avantage. Il est ironique de constater que c’est au moment même où on est devenu capable d’agir de façon responsable et en connaissance de cause que les défenseurs de l’environnement s’opposent au progrès et préconisent le maintien des anciens procédés, censés être plus respectueux de la nature.

       «  Les partis Verts devraient être mondialement dominants. Mais il faudrait pour cela que leurs meneurs se débarrassent de leur frange extrémiste, irrationnelle et démagogique, et s’allient avec les scientifiques, plutôt que de les combattre. Si l’ont veut des interventions écologiques efficaces, il est important qu’elles soient conduites d’une manière rationnelle avec l’aide de conseils d’experts honnêtes et compétents, ce que les scientifiques sont en grande majorité, contrairement aux accusations de vénalités dont ils font souvent l’objet.

       « L’exploitation abusive de l’écologie par des avocats le plus souvent bien intentionnés, mais mal informés et peu formés, est une perversion déplorable d’un mouvement par ailleurs immensément constructif et indispensable, essentiel au bien-être humain sur la planète Terre. »

L’information  des scientifiques sur des sujets généraux

       Les scientifiques ne sont pas à l’abri de la propagande, mais celle-ci doit recouvrir des formes plus subtiles pour ne pas être détectée aisément. Les hommes d’affaires qui gèrent la communication ont un avantage. Ils sont moins naïfs et moins moraux dans la sphère pratique et sociale que les scientifiques.

      Les manipulations d’opinion au niveau scientifique sont complexes et lourdes à mettre en œuvre. Elles ne s’observent que quand elles ont des justifications suffisantes, c'est-à-dire quand de puissants lobbies sont concernés ou quand des courants politiques jugés cruciaux sont visés.

       Les extraits précédents et suivants montrent que ce travail de censure et de mise en conformité est observable même pour l’information qui atteint un prix Nobel et ses collaborateurs. Certains prix Nobel ont étudié la réalité derrière l'AGW.

       Trois exemples du livre du Pf. de Duve servent ici à illustrer certaines de ces subtiles techniques d’endoctrinement ou de propagande.

Cas 1) Le renouvelable et le nucléaire

      Les scientifiques, par leur habitude de quantifier, saisissent immédiatement certains aspects des problèmes qui échappent aux non scientifiques. Ainsi, Christian de Duve remarque rapidement que : « En dépit de ses nombreux inconvénients (du nucléaire), on ne peut échapper à la réalité des chiffres. Il est loin d’être certain que les sources d’énergie renouvelables et non polluantes suffiront à couvrir les besoins croissants. Les prévisions dans ce domaine ne sont pas rassurantes. Il est remarquable – et amèrement déploré par beaucoup de Verts – qu’un des premiers avocats de l’écologie, James Lovelock, le père du modèle Gaia, a récemment admis, encore qu’avec regret, que les besoins en énergie du monde ne seront pas satisfaits sans l’énergie nucléaire. »

       On peut constater dans ce court extrait que les informations de seconde main dont dispose de Duve ont été retravaillées (‘doctored’). Des commentateurs (par exemple, ceux qui écrivent des éditoriaux de revues scientifiques ou des articles de synthèse), ont adouci ce qui choquait l’idéologie dominante dans l’attitude de Lovelock. Ils ont répandu dans la presse de second niveau une vue épurée mais faussée. Comme la pensée unique ne peut pas nier les opinions du célèbre Lovelock, elle se contente d’insinuer qu’il a du choisir ces vues contre son gré.

      Pourtant, d’après les déclarations d’origine de Lovelock, celui-ci est partisan du nucléaire depuis le début et il s’est opposé au renouvelable éolien dés qu’il a réalisé qu’il s’agissait d’une arnaque.

      Il est évident que tout le monde voudrait éviter les risques du nucléaire, Lovelock comme les autres, mais cela n’empêche pas un scientifique d’affirmer clairement ce qu’il pense à propos des solutions les plus réalistes. Les phrases qui suggèrent qu’il n’en est pas persuadé sont donc des manipulations. De même, le Pf. de Duve, voudrait, comme tout le monde, une liberté complète pour que les populations croissent et se multiplient mais il exprime clairement, avec fatalisme plutôt qu’avec regret, que l’explosion de la population n’est pas une solution durable.

Cas 2) Le besoin en eau des centrales nucléaire 

      « Les centrales nucléaires utilisent beaucoup d’eau pour leur refroidissement et contribuent ainsi de façon significative au réchauffement des voies d’eau et à la dégradation de la vie aquatique qui en résulte. (Page 209).

      La consommation d’eau de refroidissement par unité d'énergie  produite (MWh) est la même pour une centrale thermique à combustible fossile, à biomasse ou au nucléaire. Utiliser plus d’eau de rivière diminue la température de la source froide du cycle classique de Carnot, ce qui améliore le rendement et est d’autant plus critique que le combustible fossile est plus cher que l’uranium.

       Une centrale nucléaire typique de 3 GW comprend trois réacteurs d’une puissance de 1 GW. Une grosse centrale au charbon ne produit que 500 MW. Une centrale nucléaire (3 GW) a donc une puissance équivalente à 6 centrales thermiques de 500 MW et génère donc 6 fois plus de nuages. La propagande utilise les grands nuages de vapeur d’eau observés au dessus des centrales nucléaires pour faire croire que le besoin en eau des centrales nucléaires est prohibitif, alors que la consommation par MWh produit est équivalente pour toutes les centrales thermiques et est indépendante du fait que la génération de chaleur provienne du nucléaire ou du thermique à flamme.

       Bien que de Duve ne s'occupe pas de l'éolien, ses commentaires y font référence indirectement car les problèmes de l'éolien et du nucléaire sont techniquement liés (la plupart des réglementations sur le renouvelable  ne s'appliquent en fait qu'à l'éolien).

       Pour fixer les idées, voici des pourcentages mondiaux du rôle relatif de la production d’énergie moyennant certaines hypothèses. La production photovoltaïque est négligeable. Actuellement, la principale source d’énergie pour générer de l’électricité thermique est le charbon (50%), suivi par le nucléaire (20%), le gaz (7%), et une partie de la biomasse pour l'électricité (12%). Comme les autres, les centrales à biomasse ont besoin d’eau de refroidissement en proportion de l’énergie fournie. L’hydraulique pourrait fournir 8% de la production mondiale , mais est déjà exploitée presque au maximum. Le coût du transport de l’énergie par lignes haute tension est des dizaines de fois plus élevé que celui du transport de gaz naturel par gazoducs, ce qui entraîne qu'on ne compte pas le Congo et la Patagonie pour le potentiel hydraulique. En comptabilisant le nucléaire (20%) dans le renouvelable, il reste encore  57% de thermique à flamme.

     Une énergie renouvelable qui n’a pas besoin de sources froides est l’éolien. Il faut 8% de la puissance de génération électrique (par rapport au besoin mondial) pour produire 2% en énergie électrique puisque, tributaire du vent variable, les générateurs ne peuvent être utilisé qu’entre 16% de leur capacité (éolien terrestre) et 33%, (éolien offshore). Le système éolien a besoin de centrales thermiques produisant le complément de la puissance variable du vent, pour satisfaire une demande assez constante. Ces centrales d'appoint sont donc utilisées en mode intermittent (ce qui n’est pas la façon normale d’exploiter les centrales nucléaires) et sont amenées à fournir de 5 à 4 fois (onshore) et à 2 fois (offshore) plus d’énergie que les éoliennes qu’elles complémentent (terrestre)  mais avec un rendement moins bon que des centrales utilisées en continu et donc des besoins accrus en combustible et en eau de refroidissement. Il n’existe aujourd’hui aucun renouvelable significatif qui n’ait pas besoin de beaucoup d’eau. Les centrales solaires thermiques du Sahara sont prévues pour être refroidie par l’air ambiant mais au dépens de leur rendement, ce qui rend encore plus problématique leur justification économique

    Si l’énergie éolienne augmente, il faut conserver du thermique à flamme (y compris la biomasse) comme backup. Une énergie minimum doit alors être fournie par les centrales thermiques servant d’appoint à l’éolien. La répartition (éolien terrestre à 20% de charge) serait: 8% d’hydraulique et divers, 12% de biomasse, de 0 à 30% d’éolien, (en moyenne 6%), de 0 à 30% de centrales thermiques à flamme, (en moyenne 20%). Il reste 50% pour le nucléaire. Avec 10% d'éolien offshore, la répartition serait 8% d’hydraulique et divers, 12% de biomasse, de 0 à 30% d’éolien (en moyenne 10%), de 0 à 30% de centrales thermiques à flamme (en moyenne 20%). Il reste aussi 50% disponible pour le nucléaire, moins gourmand en combustible fossile que le thermique et les systèmes éoliens. Il semble que le vent, une fausse solution, n'est recommandée par des utopistes que parce qu'il rend plus difficile le développement des centrales nucléaires que des idéologies datant de la guerre froide associent avec des armes atomiques.

     Quoi qu’il en soit, Il est plus rentable de remplacer les centrales thermiques à flamme (et donc l'éolien à qui il sert d'appoint) par de la cogénération dont le rendement approche de 95%, du moins pendant les 6 mois de la saison froide, et, pour une partie de la puissance, toute l'année pour le chauffage de l'eau. Des innovations technologiques (fusion, combustible tiré des algues et du gaz naturel) pourraient transformer radicalement le secteur de l’énergie.

      Cas 3) Faire croire que des opposants salissent d’honnêtes chercheurs.

       Comment faire croire aux scientifiques que ceux qui ne sont pas des écologistes inconditionnels sont des salauds les attaquant vicieusement ? Les soupçons de non neutralité  qui pèsent sur quelques chercheurs du GIEC (voir plus loin) sont transformés par la propagande en soupçons de vénalité et sont l’occasion de clips de propagande dont le but est de révulser tous les chercheurs (dont de Duve), qui sont dans leur grande majorité des experts honnêtes et compétents et ont un sens aigu de leur responsabilité scientifique.

         Les scientifiques lisent des périodiques spécialisés qui leur apportent une information authentiquement « scientifique ». Cela est vrai pour les journaux spécialisés dans chaque domaine, où les articles sont écrits par des chercheurs du domaine, des pairs.

        Ce caractère scientifique est relâché quand il faut généraliser les informations scientifiques pour les rendre rapidement lisibles par des scientifiques spécialisés dans d’autres domaines. Les grandes revues scientifiques, ont, comme toute la presse, des difficultés budgétaires. On observe alors que certaines responsabilités, dans les domaines qui concernent de puissants lobbies, ont été confiées à des éditeurs et rédacteurs qui sont amenés à faire passer le besoin de financer leurs journaux de recherche avant la rigueur scientifique. Le même dilemme se pose pour les responsables des laboratoires universitaires, des laboratoires nationaux et de ceux des entreprises. L’expérience a montré que certaines pages de Wikipedia avaient été manipulées.

       On constate que les nouvelles sur le climat sont systématiquement retravaillées avant d’être présentées dans les médias populaires mais aussi dans les éditoriaux de revues scientifiques réputées (Science, Nature). Les éditoriaux scientifiques sont parsemés d’incises qui font croire que les scientifiques sont victimes d’accusateurs irresponsables ou payés. (Les commentateurs ne manquent pas de les associer aux négationnistes). Ces accusations se sont multipliées depuis les grandes manœuvres sur l’alarmisme climatique. L'intoxication vient aussi d'ONGs qui se prétendent scientifiques, mais qui sont financées par des lobbies industriels ou politiques.

L’agenda politique du GIEC

      Les rapports du GIEC sont précédés d’un « Résumé pour les décideurs » qui est rédigé après que les rapports des experts aient été collationnés. Le résumé est rédigé par un très petit nombre de dirigeants du GIEC (quelques dizaines) aidés par des lobbies et des politiciens, et publié avant que les rapports de base, parfois modifiés pour être compatibles avec le résumé, aient été inclus dans le volumineux rapport final complet.

      Les 2500 climatologues du GIEC ont une part de responsabilité pour avoir laissé, sans protester, des individus rédiger ce résumé qui ne correspond souvent pas aux résultats conflictuels des expertises, bien que leurs noms se trouvent dans la liste des 2500 contributeurs.

      Comment expliquer les quelques manquements observés : il est plausible que certains responsables aient fait passer des impératifs de financements de leurs journaux, laboratoires et institutions (lesquels sont utiles aussi pour leur assurer une carrière) avant leurs impératifs scientifiques. Des lobbyistes de formation scientifique ont comme métier de collecter le plus de budgets, même si cela implique de diffuser des conceptions faussées.

        Les déviations de l’idéal scientifique peuvent être d’origine idéologique : Un politicien (Al Gore) a dit aux scientifiques présents au cours d’une réunion : « Vous avez le devoir de réduire au silence ceux qui s’opposent aux avis du GIEC ». Il leur demande ainsi officiellement d’avoir des opinions politiques qui passent avant la science. Il leur dit qu’il est de leur devoir de mentir et qu’une opinion fausse peut être plus utile au monde que la vérité. L’histoire a montré que plusieurs scientifiques ont été sensibles à ce rééchelonnement des valeurs, pas seulement des nazis et des staliniens.

L’exploitation des difficultés de la science

        La propagande accuse les ‘négationnistes’ d’autres actions qui révulsent les vrais scientifiques : « Les scientifiques, prudents et critiques par exigence professionnelle, estiment nécessaire de souligner les incertitudes, ce dont ne manquent pas de tirer parti les adversaires de certaines mesures et les « experts » auxquels ils font appel. » Les communiqués de propagande insinuent que les adversaires étendent leurs accusations à tous les scientifiques afin que chaque scientifique se sente attaqué et ait la réaction de rejet attendue.

Le but et l’organisation du GIEC

       On a constaté que les employés engagés par l’organisme d’État français Ademe (Agence pour l’environnement et la maîtrise de l’énergie) et son équivalent belge (Apere) étaient tous antinucléaires. D’où le soupçon que l’engagement devait tenir compte d’une règle d’exclusion non écrite : être antinucléaire, une attitude politique facile à découvrir sans attirer l’attention. Il semble que ce même genre de règle ait eu de l’influence pour les choix du cercle interne des dirigeants du GIEC (rédacteurs et sélectionneurs des experts chargés de juger chaque domaine de recherche).

      Puisque les recherches sur le climat demandent de nombreuses spécialisations, les conclusions que le GIEC (un organisme à but politique créé par l’ONU) a essayé d’établir ne peuvent être atteintes par aucun chercheur seul, puisqu’elles résultent de nombreux travaux préliminaires :

       1) Quel est le réchauffement de la Terre ? Très peu de chercheurs ont été chargés de mesurer ce point crucial (rendu difficile par l’effet local de chaleur urbaine et les modifications des appareils de mesure et de leurs sites). Le niveau des mers a monté de 120m depuis 12 000 ans et, bien que l’élévation annuelle soit devenue assez faible, peut-on quantifier avec précision son évolution à la fin de la présente période interglaciaire ? Le centre de Hadley a été le principal institut chargé du travail de mesure et il a refusé de communiquer ses données et d’expliquer les anomalies constatées par d’autres scientifiques. Il est normal qu’il y ait des erreurs dans ces masses de données travaillées mais le soupçon de manipulations (révélées par le ‘Climategate’) vient de ce que les erreurs constatées vont toutes dans le même sens, celui de l’agenda politique du GIEC.

       2) Ce réchauffement est-il du à la forte consommation récente de combustibles fossiles qui fait grimper le taux de CO2 dans l’atmosphère ? La principale technique pour étudier ce point est de créer un modèle informatique. La valeur des équations de ces modèles n’a pas été sérieusement discutée (Les travaux de Miskolczi ont été ignorés). Les données des ballons sondes ne correspondent à ce qui se trouve dans les modèles informatiques. Comment quantifier de combien la relativement petite quantité de CO2 qui se substitue à la vapeur d’eau augmente l’effet global de serre ? Tous ceux qui ont écrit des modèles informatiques savent qu’il est facile de les adapter (les ‘tuner’) pour qu’ils donnent les résultats escomptés. L’inspection des programmes complexes pour repérer ces ajustements, parfois involontaires, est presque impossible. Seuls les organismes qui ont reçu des fonds suffisants (pour des systèmes d’ordinateurs et de collecte des données) peuvent faire ces recherches qui ne peuvent être répliquées qu’en apparence. Obtenir de bonnes notations officieuses au GIEC facilite l'attribution de fonds de recherche. Les développeurs ne se sont pas risqués à mesurer si leurs résultats sont significatifs.

       3) Les experts sont-ils neutres ? La plupart des experts de l’énergie sont liés à de grandes entreprises fournissant l’électricité ou le pétrole. Ces ingénieurs et ces géologues ont rarement le droit de communiquer librement. En Russie, un expert qui serait au courant des réserves réelles de gaz naturel pourrait être condamné à la prison à vie s’il dévoilait une information utile. Le mot ‘recherche’ a des connotations différentes pour les ingénieurs qui cherchent à faire fonctionner des machines sans pannes et au moindre coût que pour des physiciens qui doivent comprendre un phénomène. Les simulations doivent d’abord ne pas produire d’anomalies. Les problèmes de l’énergie sont plus liés à l’industrie et à l’économie que ceux de la physique. De même, les cliniciens ont d’autres buts (guérir les patients qui se présentent) que des chercheurs biologistes qui cherchent à comprendre une fonction biologique et sont moins terre-à-terre.

        Les experts de l’énergie et les géologues ont peu de contacts avec les climatologues. Il y a au GIEC (et aux communautés européennes) des centaines d’experts qui appartiennent directement à des industries ou à la finance, lesquelles entreprises dépendent crucialement de subsides et de la régulation astucieuse de marchés, de règlements et de quotas qui ne sont justifiés que si l’opinion dominante est que l’on peut et doit lutter contre un dérèglement climatique catastrophique.

Le consensus des 2500 experts

       Un groupe de 2500 chercheurs ne peut pas avoir des opinions homogènes. C’est une impossibilité pratique. Chaque expert est spécialiste d’un petit domaine et, même dans chacun de ces domaines, les experts expriment beaucoup d’opinions contradictoires. Pour avoir un avis autorisé sur le rôle de l’homme dans le changement climatique, il faut des compétences de généraliste pour mettre ensemble les différentes recherches climatologiques et énergétiques et en déduire l’évolution future à plusieurs années. Depuis cent ans, les réserves de pétrole sont estimées pouvoir durer une cinquantaine d’années, cette estimation ayant plutôt tendance à augmenter malgré la consommation accrue ! Combien d’experts peuvent-ils se prononcer en connaissance de cause sur le sujet global du réchauffement anthropique ? Quelques experts estiment que la science n’a pas couramment assez d’éléments pour prévoir le climat à plus de 5 ou 30 ans. Où sont passées ces opinions ? Comment un amas de votes d’experts hétérogènes a-t-il été transformé en « consensus » par la magie de la manipulation de la communication ? Comment cela s’est-il traduit par les juteuses opportunités qu’auraient permis un accord à Copenhague ?

Endoctrinement ou formation scientifique

      L’éducation devrait faire comprendre pourquoi des scientifiques peuvent dire que quelque chose est un fait ou que quelque chose est vrai ou faux. Elle devrait apprendre à calculer le prix réel de décisions personnelles, comme de tenir compte des frais de fonctionnement qui accompagnent un achat de voiture, ou comme les perspectives de rentabilité et de développement économique d’un investissement public. Les communistes apprenaient aux membres du parti à calculer les coûts. L’anticapitalisme écologique n’a pas hérité de cette science pratique.

       L’endoctrinement des enfants peut leur donner une tournure d’esprit opposée à l’approche scientifique. Elle peut leur fait croire que les décisions sont une question de croyance, de conformité aux principes et de volonté et non de réflexion réaliste. Les religions avaient en charge l’endoctrinement des enfants mais maintenant ce sont des partis politiques qui organisent la formation dans les écoles. Les écologistes ont beaucoup investi pour orienter les documentaires montrant les problèmes de l’environnement et ces œuvres idéologiques expliquent rarement pourquoi des solutions sont soit rationnelles, soit des souhaits irréalistes.

      Une décision doit-elle défendre l’intérêt général ou satisfaire les proches ? On n’attend pas de l’objectivité d’une mère qui défend son enfant. Pour quelqu’un qui croit aveuglement et en toute honnêteté à une idéologie, écologique ou autre, les seuls arguments qui aient du poids sont la pression de l’entourage et de sa pensée unique. La télévision et Internet ont un pouvoir d’endoctrinement qui commence à pervertir l'esprit des rares écoles qui formaient à penser par soi-même et non en fonction des idées reçues.

Retour