Groupe d’information sur les éoliennes (La Roche-en-Ardenne) 

 Dossier sur les coûts et les nuisances des éoliennes 

 

Alarmisme antinucléaire entretenu par des  médias officiels.

Communication publique manipulée

Microfissures

     Les médias belges ont annoncé que la centrale nucléaire de Doel 3 avait été fermée à cause de risques de fissures dans la cuve du réacteur. En fait, la centrale avait été arrêtée pour un entretien normal. Ce qui est un évènement nouveau est que cette centrale a été examinée avec un nouvel appareil.

        Ce qui semble détecté par des nouveaux appareils à ultrasons ressemble plus à des microbulles qu'à des microfissures. Pourquoi les grands médias belges ont-ils choisi un mot plutôt que l'autre? Il est peu vraisemblable que ce soit le fait du hasard, vu l'importance de ce choix. Les médias se vendent mieux avec des titres affolants mais les autorités sur la sécurité nucléaire sont là pour informer et non pour semer la panique. Il y a clairement une anomalie dans les communications de certaines agences nucléaires et médias.

La résistance des cuves de réacteurs

       Rappelons le travail des métallurgistes pour juger de l’impact de ce nouvel appareil. Pour préparer l’énorme cuve en acier d’un réacteur, on doit d’abord préparer des parties de l’ensemble. Il faut couler lentement de l’acier fondu pour préparer chaque partie de l’ensemble, ce qui peut laisser des bulles dans la matière. On doit donc recuire lentement ces pièces et les forger plusieurs fois pour fluidiser la matière et laisser les impuretés (et les gaz) migrer vers l’extérieur. Ces pièces de l’ensemble sont ensuite assemblées, soudées et, si possible forgées. Exemple d’assemblage ici.

       L’homogénéisation laisse quelques tensions internes. Sans les recuits et refroidissements lents, l’acier présente des zones de précontraintes. La cohésion entre chaque microcristal d’acier et ses voisins est en effet plus ou moins forte et variable et elle peut varier avec les recuits successifs.

       Ces défauts ne sont pas des fentes dans l’acier mais, plus précisément des zones de moindre cohésion. Les alarmistes appellent ces défauts des microfissures. Les autres, des microbulles. Ces anomalies sont surtout situées entre les pièces assemblées pour construire la cuve. Ces parties sont des cylindres et des couvercles.

       Les zones de contact à souder sont sur les limites supérieures et inférieures des cylindres et sont donc sur des zones peu soumises aux tensions.

       La qualité de l’acier est importante car les cuves de réacteur sont soumises à des fortes pressions (mais pas plus que les centrales thermiques au charbon) et sont chauffées par le combustible nucléaire.

       Les dimensions de la cuve d’un réacteur typique à eau bouillante sont de l’ordre suivant : la hauteur de la cuve est de 12 m, le diamètre intérieur de 5 m et sa partie cylindrique a 25 cm d’épaisseur. Le poids de la cuve vide est de 530 tonnes. La cuve est conçue pour supporter une pression de 175 bar et une température de 350°C. La pression normale en fonctionnement est de 70 bar. Un bar est égal à la pression atmosphérique.

       S’il y a 8000 microbulles de 1 cm³ dans la partie basse de l’ensemble (ayant un volume de 10 m³, soit 80 tonnes), la proportion de vide dans la mousse d’acier ainsi formée est de 8 litres, soit 0,08%. Si les bulles sont réparties, une mousse d’acier est presque aussi résistante qu’une masse pleine et pourrait résister mieux aux chocs thermiques.

       La température à l’intérieur de la cuve monte jusqu’à 400°C, limitée par la température de l’eau de refroidissement sous pression. Cette température n’augmente que dans les cas de fusion du cœur du réacteur, ce qui ne survient qu’en cas exceptionnel de manque d’eau de refroidissement (comme à Three Mile Island et à Fukushima). Il suffit en principe d’avoir une épaisseur d’acier de 1 cm pour résister à la pression dans la cuve, cela à haute température, mais on utilise des épaisseurs de l'ordre de 10 à 30 centimètres pour la sécurité. Le bombardement nucléaire pourrait dégrader la qualité de l'acier mais des expériences ne montrent qu'un effet négligeable.

       On tient compte de l'effet des refroidissements brusques (comme lorsqu'on verse de l'eau sur les parois d'un four). Les aciers utilisés pour les cuves sont choisis pour être efficacement soudés ou forgés et pour n'être pas cassants. Au XVII s., les canons en bronze pouvaient casser (exploser) après un nombre réduit de coups. Les canons en fonte amélioraient un peu ce danger d'explosion. Les canons en acier ont complètement remédié à ce risque. Les cuves de réacteurs en acier sont conçues pour une forte résistance aux refroidissements rapides. Les mousses d'acier sont aussi résistantes aux chocs thermiques que les corps pleins.

Examen des cuves

       On se risque à construire de grandes pièces en acier car on peut vérifier s’il reste des défauts (des microbulles). Pour détecter une zone de moindre résistance dans un bloc d’acier (les cuves de réacteur ont plus de 10 cm d’épaisseur), on y envoie des ultrasons et on détecte comment ceux-ci rebondissent sur les parois. Si on a des échos anormaux, ils pourraient provenir d’un écho sur une inhomogénéité de la résistance de la structure interne. Les cuves de réacteur existantes (plus de 500 dans le monde) ont passé ces tests avec succès. Au cours de chaque entretien des cuves de réacteur (disons tous les 1 ou 2 ans), on leur refait passer ces tests. Toutes les cuves ont résisté depuis 40 ans et les appareils à ultrasons de l'époque n'ont pas montré de changements depuis leur construction.

Un nouvel appareil à ultrasons

        Des chercheurs ont récemment construit un nouveau dispositif envoyant des ultrasons plus puissants ou plus dirigés (peu d’information sur ces points cruciaux) et ont constaté qu’ils donnaient des échos plus compliqués. Cet appareil n’est donc pas au point en ce sens que l’on ne dispose pas de suffisamment d’essais avec des murs d’acier de composition connue (c'est-à-dire qui ont été découpés pour y examiner s’ils contiennent des défauts, tensions et microfissures) pour pouvoir interpréter les échos renvoyés.

       Pour des raisons non divulguées, l’étalonnage de ces nouveaux appareils n’est pas achevé, mais ils ont quand même été utilisés. Il est probable que ces nouveaux détecteurs auraient donné, s’ils avaient été employés au moment de la fabrication des cuves, les mêmes résultats que ceux obtenus maintenant, après 30 ou 60 ans de fonctionnement (On vient de confirmer le 13 septembre 2012 que deux cuves différentes présentent les mêmes caractéristiques, appelées défauts).

       On ne peut pas exclure que ces nouveaux appareils détectent de véritables défauts plus petits (microbulles) que la limite de ceux qui sont actuellement détectés par les appareils existants fiables. Il faut donc des compléments d'information.

Opportunité pour une manipulation de l’opinion

      Il semble que la coalition contre le nucléaire essaie de profiter de cette situation (essai d’un nouvel appareil de mesure aux caractéristiques douteuses) pour faire fermer les centrales nucléaires.

       Ce nouveau détecteur à ultrasons aux propriétés non suffisamment étudiées leur offre une opportunité pour lancer une campagne alarmiste. La Belgique aurait été choisie pour lancer cette campagne, peut-être parce que la coalition y contrôle efficacement les médias officiels de Wallonie et de Flandre.

       On constate effectivement que le public belge n’est pas au courant que la campagne alarmiste tient à l’usage d’un nouvel appareil de mesure qui n’a pas encore été suffisamment étudié pour en connaître les caractéristiques.

      Le problème de l'information sur le nucléaire est que la population a été persuadée qu'elle pouvait juger par elle-même alors qu'elle a perdu sa confiance dans des spécialistes qui ont les connaissances pour juger sereinement des dangers et risques.  Elle est donc sensible à tous les alarmismes. Le lobby nucléaire semble actuellement juger plus efficace de ne pas communiquer car chaque information est déformée par la coalition antinucléaire pour créer un climat de peur.

Exemple de manipulation

       Pour empêcher le responsable de la sécurité nucléaire de dire qu’il n’est pas normal de se fier à un appareil de contrôle inconnu plutôt qu’aux appareils habituels et bien connus, on doit le présenter comme un inconditionnel du principe de précaution. La manipulation consiste à le présenter comme un sceptique, alors que d'autre part la coalition condamne cette attitude en ce qui concerne l’évolution du climat.

       Comme on a pu le constater, l'interview du responsable de l’agence de sécurité nucléaire sur le média officiel de la RTBF illustre comment, d'une façon qui rappelle le temps de la propagande de l’Union soviétique, on l’incite à déclarer qu’il est un sceptique. Dans d'autres interviews, on coupait la parole à des experts nucléaires qui expliquaient clairement l'incident et ses conséquences.

        On fait croire ainsi à la population que le devoir des contrôleurs n'est pas de juger avec raison mais d'être dogmatiques en étudiant si l’alarme est sérieuse. Les experts ne peuvent rien dire puisque les performances du nouvel appareil ne sont établies nulle part et ne peuvent qu’être estimées. En effet, cet appareil n’a pas encore  été étudié de façon scientifique.  

      Ces manœuvres médiatiques ont le désavantage de faire passer le terrain d'étude de ce grave problème qui est du domaine scientifique vers le domaine émotionnel de la propagande. 

Extension de la manœuvre au niveau mondial

        Après le réacteur 3 de Doel, un réacteur de Tihange (un autre des 8 réacteurs belges) va être arrêté pour le même type d’entretien et on s’attend à ce que le même nouvel appareil de mesure montre les mêmes symptômes pouvant faire craindre des microbulles. (Cela est maintenant confirmé). D’ailleurs, il serait normal que la plupart des cuves de réacteurs dans le monde montrent aussi les mêmes résultats, ce qui, tenu compte de l’alarmisme médiatique entretenu pas les médias et les ONG (du type Greenpeace), serait suffisant pour continuer à entretenir l’alarmisme nucléaire dans la population et pourrait faire progresser les buts de la coalition antinucléaire.

Piscine de stockage du combustible et cuve de réacteur

       Quand elles sont sorties du réacteur, les barres de combustible contenant de l'uranium émettent de la chaleur et doivent être refroidies dans un bain d'eau qui devient faiblement radioactive. Comme il n'y a ni pression, ni grande chaleur, un simple revêtement de métal assure normalement l'étanchéité durable des piscines. Au cas où il y aurait des fuites, on emploie une piscine à double paroi, ce qui permet de constater et de mesurer les fuites éventuelles. Une piscine d'une centrale de Tihange avait des fuites de l'ordre d'un litre d'eau par jour. Il est moins cher d'évacuer cette eau (1 litre par jour) que de refaire l'étanchéité.

     Ces fuites de piscines proviennent de microfissures qui, à part le nom, sont très différentes des défauts ('cracks' en anglais) des cuves de réacteurs. L'épaisseur des parois métalliques est de quelques millimètres pour les piscines et de l'ordre de 25 cm pour les cuves. Cependant des reporters spécialisés s'ingénient à confondre les deux types de défauts et à embrouiller les réponses des responsables qu'ils interviewent.

A qui profitent les campagnes antinucléaires

      Ceux qui gagnent à ces manipulations médiatiques sont les compagnies pétrolières qui détruisent ainsi leur principal concurrent et assurent un débouché pour leur gaz naturel excédentaire. Ceux qui y perdent sont les citoyens qui doivent ainsi payer leur énergie beaucoup plus cher.

       L’énergie nucléaire belge produit 50 TWh/an avec des réacteurs amortis. Le courant de base (déjà payé avec un amortissement financier sur 30 ans) est vendu au prix de gros de 40 €/MWh, soit augmente le pouvoir d'achat des belges en ajoutant un revenu de 50.000 x 40 = 2 G€/an. La sortie du nucléaire aggraverait significativement la crise économique actuelle, faisant perdre 444 €/an par ménage belge. Pour  fixer les idées, cela est équivalent à faire baisser les salaires nets de chacun des travailleurs belges (fonctionnaires compris) et des retraités de 500 €/an. La politique wallonne du renouvelable fait perdre moins d'argent.

       De plus, l’énergie chère est la principale cause de la crise économique actuelle, rendant la production belge moins compétitive et donc provoquant du chômage. Les pays émergents, qui ne sont pas sensibles aux manipulations médiatiques de la coalition antinucléaire, acquièrent ainsi un avantage marqué sur les pays occidentaux.

Prix de l’énergie

       Des informations essentielles (pour les citoyens qui sont contraints d'acheter leur énergie au prix fixé par le gouvernement) ne se trouvent dans aucun message officiel ou dans aucun média sponsorisé par des lobbies (c'est-à-dire, tous les médias, sauf quelques opinions libres sur Internet). Ces informations camouflées sont les causes du coût de l’énergie. Ces informations sont les formules et les données à partir desquelles le coût de chaque énergie est fixé. Ce résultat pourrait montrer quel type d’énergie est rentable, une information cruciale pour les dirigeants d’une démocratie basée sur le régime capitaliste.

        On comprend que la coalition antinucléaire, qui a du choisir, pour avoir une doctrine cohérente, de promouvoir le renouvelable (pour faire croire qu'il pourrait produire autant d'énergie), ne veut pas diffuser qu’elle recommande des moyens non rentables de produire de l’énergie et est donc à l’origine de la crise économique. Les nouveaux renouvelables sont en effet loin d’être rentables. La combinaison, éolien-backup au gaz, produit de l’électricité intermittente éolienne à un prix prohibitif. L’électricité à la demande produite par du gaz naturel est bien plus utile, étant valorisée à un prix triple sur un marché libre.

      Le ministre fédéral belge de l'énergie est un peu brouillé avec les coûts. Si l'électricité revient plus cher à produire, quelqu'un doit payer pour la différence. Que ce soit l'argent des consommateurs ou de l'Etat (qui est en fait l'argent de ses citoyens) ne fait pas une grande différence.  Générer de l'électricité avec de l'éolien ou du solaire revient bien plus cher qu'avec les moyens traditionnels : charbon, ou nucléaire. Le coût du gaz naturel dépendra du succès du cartel russe du gaz tant que l'Europe n'exploite pas son gaz de schiste, ce qui a permis aux USA d'avoir du gaz à bas prix.

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