Groupe d’information sur les éoliennes (La Roche-en-Ardenne) 

 Dossier sur les coûts et les nuisances des éoliennes 

 

L’arnaque éolienne est aussi importante que celle qui vient de provoquer la crise financière des crédits hypothécaires douteux.

Le mécanisme qui a entraîné la crise des ‘sub-primes’ est comparé ici à l’arnaque de l’éolien et à la perte de valeur qu’elle va provoquer pour l’économie.

Mécanismes de la crise des sub-primes et de l'éolien

Assurances contre le non-remboursement

       Un nouveau genre d’assurance a été généralisé vers 1980 : une assurance contre le non remboursement d’hypothèques ou d’autres prêts. Des banques prêteuses avaient pris l’habitude de contracter ces assurances sans tenir compte (l’histoire officielle dit « sans se rendre compte ») que ces assureurs n’avaient pas les capitaux pour faire face à des défauts de paiement massifs.

       Tant que l’économie était en croissance, les organismes spécialisés dans ce type d’assurance, bien que peu professionnels, faisaient d’énormes bénéfices. Des fonds d’investissement (fonds de protection, appelés ‘Hedge funds’, fonds de pension, institutions) rachetaient ces créances, formant peu à peu un réseau inextricable de dettes, un cauchemar de contrats dérivés. Tant qu’il y a peu de sinistres, les assurances font d’immenses bénéfices (qu’elles distribuent en partie et de façon irréversible à leurs dirigeants et agents). Si les défauts de paiement se multiplient au moment d'une crise, une catastrophe survient dès que le montant des impayés (augmentant avec les déficits de la crise), est supérieur au capital total des assureurs, ce qui arrive lorsque les dépenses sont supérieures aux gains en raison d'une économie en crise (baisse de productivité et chômage).

      Vu le succès financier du marché des hypothèques, les assureurs multiplièrent leurs agents qui, motivés par de fortes commissions en proportion des montants prêtés, firent signer des assurances à des ménages dont les capacités de remboursement étaient insuffisantes. Ceux qui n'avaient pas remboursé à temps un prêt antérieur sont sur une liste noire et on ne leur prête qu'a taux plus élevé, appelé sub-prime.

       Oubliant leur profession de banquier, certaines banques autorisaient aussi un montant prêté calculé sur une valeur surévaluée du bien. Les vendeurs de prêts expliquaient aux acheteurs qu’ils pouvaient profiter des taux d’intérêts bas car leurs maisons augmentaient de valeur (ce qui fut vrai pendant la période de croissance de l’économie américaine mais plus quand la bulle immobilière a éclaté). Aidé par un taux d’intérêt plus élevé pour les prêts risqués, l’assureur multipliait son chiffre d’affaires et ses commissions mais se mettait en danger de faillite. L’Amérique a ainsi atteint une proportion très élevée de propriétaires (69 %). Le montant des sommes assurées contre le défaut de paiement a atteint 46 T$ en juillet 2007 (le produit intérieur brut mondial est de 55 T$).

       Une loi américaine protège les intermédiaires dans ce commerce d’hypothèques. Ceux qui achètent des titres garantis par des hypothèques ne peuvent pas être poursuivis pour fraude, ce qui explique que des escrocs se sentaient à l’aise dans ce commerce. Des lois qui empêchaient d’inciter à l’endettement exagéré ont été contournées en prenant prétexte de la libéralisation à la mode depuis 1980. L’arnaque des prêts sans garanties suffisantes, dite des ‘sub-primes’, a été rendue possible par ces dérégulations.

       La situation de crise imminente était connue et publiée, par exemple par l’investisseur milliardaire. Warren Buffet, qui avait décrit en 2003 une crise future,  l’appelant une « bombe à retardement » ou « une arme financière de destruction massive ». Quand toutes les entreprises, y compris les banques, s’assurent contre les défauts de paiement, les risques de ces assurances s’accumulent, formant cette bombe à retardement qui a explosé quand une récession sérieuse a surgi.

      Les médias n’ont pas expliqué les combines des assureurs couvrant les défauts de paiement, les surévaluations de l’immobilier et de ses hypothèques et n’ont pas répercuté les avertissements des spécialistes de la finance, du moins jusqu'à l'été 2007. Les informations données ici se trouvent sur Internet et non dans la presse à grand tirage

      Le début de la crise se manifeste aux États-Unis en juin 2007 par une augmentation des propriétaires endettés qui ne peuvent plus payer leurs primes (164 000 cas en juin 2007, soit 700 propriétaires sur 115 millions ou 0,14 %). A ce moment, des agences de cotation (ceux qui publient des indices montrant si une obligation est fiable, par exemple la cote AAA+), réduisirent leurs cotes des organismes assurant contre le défaut de paiement mais elles l’ont fait bien trop tard.

      Des assureurs furent incapables de compenser les nombreux manquements à leurs contrats et firent des faillites en chaîne, entraînant la crise des hypothèques douteuses ou des ‘sub-primes’. En octobre 2008, même de grandes banques ayant couvert ces assureurs n’ont plus les liquidités pour faire face aux demandes de leurs clients et sont mises en faillite ou doivent être aidées, partiellement rachetées ou nationalisées par le gouvernement. Contre ces grandes crises monétaires improbables, comme contre les grands désastres, comme Tchernobyl, il est prévu que l'État intervienne car il est le seul à avoir les moyens de sauver la situation.

     En résumé, la crise financière des ‘sub-primes’ provient de promoteurs qui proposent aux ménages de s’endetter pour acheter une maison au-dessus de leurs moyens. Les agents et promoteurs sont très bien payés chaque fois qu’ils remportent un contrat. Ils reçoivent la grande partie des bénéfices de façon irréversible et s’arrangent pour ne pas pouvoir être poursuivis par la justice si leur entreprise faisait faillite.

      Quand la crise économique est survenue dans ce contexte de surconsommation, ceux qui avaient été incités à prendre des hypothèques exagérées et qui vivaient donc au-dessus de leurs moyens ne peuvent plus faire face à leurs échéances et voient leur maison mise en vente à perte. Les banques et les organisations qui ont prêté de l’argent pour des hypothèques douteuses sont mises en faillite, ce qui met en difficulté les détenteurs de leurs titres. À ce stade de la crise, plus personne n'ose dépenser quand ce n'est pas indispensable, ce qui accélère la crise économique avec son cortège de chômeurs et de retraités qui perdent leurs économies.

Endettement camouflé des consommateurs

       Une autre bombe à retardement est en cours. Elle consiste à endetter ceux qui ont un compteur électrique sans que ceux-ci sachent qu’ils sont victimes d’une escroquerie.

       Au lieu de promoteurs démarchant ceux qui veulent construire, des promoteurs d'un autre type démarchent des responsables communaux et régionaux pour qu’ils leur donnent l’autorisation de construire et exploiter un parc d’éoliennes. Ils proposent des loyers élevés à des agriculteurs pour qu’ils laissent construire une éolienne sur leur champ. Ils n'indemnisent pas les riverains qui voient leur cadre de vie et leurs immobilier se déprécier à cause de cette éolienne à proximité. Ils sont protégés par des règlements adaptés leur permettant de saccager des zones sans être responsables. Tous les acteurs de ces transactions feront des bénéfices énormes si le contrat d’ensemble du parc éolien arrive à terme. C’est une des raisons pour laquelle les parcs éoliens reviennent deux fois plus chers que s’ils étaient construits comme les autres usines par appel d'offres.

       Les médias, soumis à ceux qui les financent, diffusent la publicité des lobbies éoliens et ne répercutent pas les protestations des collectifs dénonçant les mécanismes de l’arnaque éolienne et manifestant contre l’implantation anarchique d’éoliennes en zones résidentielles, touristiques et protégées. Les sites Internet de défense contre l'éolien sont extraordinairement nombreux mais restent peu connus des citoyens  jusqu'à ce qu'on installe des éoliennes près de chez eux.

      L’arnaque éolienne est plus liée aux décisions politiques que celle des ‘sub-primes’. Des politiciens ont participé à l’origine de l’arnaque en votant un règlement obligeant le réseau électrique à acheter le courant d’éoliennes non rentables et peu utiles à un prix exorbitant. Le réseau national est un monopole qui a le droit de répercuter ses coûts, grevés par cette arnaque, sur les consommateurs d’électricité. Ceux qui ont un compteur électrique seront ainsi obligés de payer de l’électricité primaire 2 à 3 fois plus chère que celle disponible autrement.

      Des règlements contraignent les consommateurs à payer cette prime à l’éolien sous peine d'avoir leur électricité coupée. D’autres lois protègent les promoteurs et leurs acolytes qui ne peuvent pas être attaqués pour escroquerie sous le prétexte ad-hoc qu’ils travaillent contre le réchauffement climatique. Comme Buffet avait prévenu qu'une crise financière allait résulter de pratiques douteuses, une autorité, Valéry Giscard d'Estaing, a prévenu que l'éolien est une imposture. Plus aucun des protagonistes ne peut encore dire qu'il n'est pas responsable d'avoir participé à un business douteux parce qu'il l'ignorait.

       Les consommateurs de courant doivent ainsi payer pour les bénéfices plantureux des promoteurs, bénéfices que ceux-ci distribuent en partie aux agriculteurs et aux responsables de l’aménagement du territoire. Les riverains voient leur cadre de vie détruit sans compensation. Le tourisme est sinistré, détruisant des emplois encore existants dans les campagnes.

      Ceux qui souffriront de cette crise annoncée sont les ménages qui, mis en difficulté par la gestion désastreuse de l’énergie, n’auront plus les moyens de payer leur facture d’électricité, augmentée ainsi pour les années à venir.

Comparaison des sommes détournées

      En résumé, on retrouve dans les deux cas :

  1. des règlements pour rendre l’escroquerie légale, comme si elle provenait de circonstances malheureuses et non de malversations,
  2. des acteurs extrêmement bien payés pour rendre l’arnaque plus vaste et plus profitable,
  3. des opportunistes pour profiter de gains faciles,
  4. des médias ne diffusant que l’information des acteurs de l’arnaque.

      Les promoteurs et leurs lobbies ont de l’argent à profusion pour convaincre. Ceux qui devront payer pour l’arnaque ne s’en rendent compte que trop tard.

       Au point de vue des sommes impliquées, les deux arnaques sont comparables. L’argent confisqué par les promoteurs éoliens est déjà de l’ordre de 10 G€/an pour l’Europe (2,5 G€/an pour la France, 0,5 G€/an pour la Belgique, plus pour l'Allemagne, l'Espagne et le Danemark). Le paiement de l’arnaque éolienne est réparti sur tous les ménages (chacun ayant un compteur électrique) au lieu de n’atteindre que quelques pourcents des propriétaires de maisons hypothéquées et des détenteurs de titres financiers peu au courant des règles de l’épargne.

       Les sommes avancées pour combattre la crise financière ne sont pas perdues mais ce qui restera est difficile à estimer. Une partie des sommes prêtées aux banques (80 % de 900 G$ aux USA et, disons, 500 G€ prévus pour l’Europe) est un genre d'investissement récupérable après avoir été avancé aux banques. Même si les sommes avancées étaient deux fois plus importantes, la perte résiduelle de 100 G$ (10 %) pour l’Europe se répartirait sur les 10 prochaines années au niveau de 10 G€/an. La crise financière détruit la confiance dans les banques tandis que l'arnaque éolienne détruit le cadre de vie, ce qui n'est pas chiffrable. La perte du climat de confiance financière nécessaire aux affaires provoquera des dérèglements économiques plus sérieux, comme le chômage qui réduit encore plus l'argent distribuable et a des conséquences peu prévisibles.

        Les subsides avancés aux promoteurs éoliens sont perdus comme le sont des pertes résultant d’une gestion malheureuse. Alors qu’une crise financière disparaît en ne laissant que des portefeuilles temporairement réduits, la crise éolienne laissera des traces durables sous forme de paysages détruits et de dissensions sociales dans les communes. L’arnaque éolienne ne sert pas seulement à enrichir quelques opportunistes, politiciens ou entrepreneurs. Elle implique qu’une forte proportion de l’argent soutiré aux consommateurs est dilapidée dans des travaux non seulement inutiles et non rentables mais aussi destructeurs.

     Les deux arnaques, le surendettement et l'éolien, ont un point commun. Ceux qui produisent la crise ont ce que les Américains appellent la "Positive Attitude" (Attali, 2008, page 81) [177]. La pensée positive met en garde contre les dangers du réalisme confondu avec le pessimisme. Pour pouvoir réussir comme agent de ces opérations et profiter des largesses distribuées pendant qu'elles se développent, il faut avoir la conviction que les manœuvres vont apporter les merveilles prévues, soit le développement de l'économie dopée par la masse d'argent libérée par l'endettement, soit l'éloignement miraculeux du spectre du dérèglement climatique.

       Les deux arnaques accroissent une crise économique qui va appauvrir tout le monde. L'arnaque éolienne ne peut se développer que dans les États de droit (l'Occident). La corruption peut déstabiliser une civilisation mais cela est évitable.

Les opportunité des crises

        Les organisateurs de la gestion de l'environnement sont assez bien organisés pour contraindre l'État à investir dans leurs entreprises inefficaces, ce qui ne fera pas sortir de la crise. Alors qu'en période de crise, il faudrait réserver le peu de capital disponible aux projets rentables pour relancer l'économie et combattre ainsi le chômage, ils font croire que l'éolien va amener des emplois locaux.

       Le rôle du lobby officiel des entreprises éoliennes, Edora, est de se plaindre que les subsides ne sont pas assez énormes. Edora démontre son incompétence en louant le sondage sur l'acceptation de l'éolien et la brochure sur les rumeurs éoliennes.  Edora ne comprend pas la quasi absence d'emplois en Belgique amenés par l'éolien terrestre et ne voit pas que la géographie de la Belgique ne convient pas  pour des éoliennes terrestres bien moins efficaces que la cogénération qui ne rapporte rien au lobby germano-danois. Après avoir ainsi convaincu qu'il a tout faux, Edora affirme (dans ces messages aux médias), sans autres arguments, que l'éolien est "une filière économique porteuse d’investissements et d’emplois, surtout dans un contexte de crise financière".

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